Accueil | Créer un blog | Blog Beauté | Blog Séries 247

Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

La Corrida Spéciale Du Bois De Boulogne... | 16 juin 2008

(Je vous ai mis en lien une chanson qui n'a rien à voir - sauf Paris - juste parce que je l'aime bien et qu'elle passe accessoirement sur France Inter toujours vers les 3h du matin, dans la nuit du Samedi au Dimanche. N'en tirez surtout aucune conclusion)

(Edit : merci à Céleste pour l'info !)

Un après-midi, au cours d'un séjour qui se prolongeait au-delà des limites normales, j'entendis parler d'une corrida un peu spéciale qui valait d'autant le coup d'œil qu'elle se tenait en région parisienne. Qu'à cela ne tienne, j'avais du temps à perdre, j'y allai. D'aucuns diront que je cherchais un autre genre d'émotion sportive en allant traîner près du Bois de Boulogne ; je ne relèverai même pas l'allusion. En arrivant sur place, je constatai que la chose était organisée en grande cérémonie, avec une arène en bottes de paille spécialement importées de province pour l'occasion. Ayant pris place comme tout le monde en m'acquittant d'un écot raisonnable, j'attendais qu'un coup de trompette annonçât le début des opérations. Quelques éphèbes avaient pris position au milieu de l'aire dégagée, prenant des postures avantageuses comme les toréros espagnols (si j'osais, je dirais même que certains étaient montés comme des taureaux). Tout à coup, un genre d'ambulance s'engouffra depuis la rue dans l'édifice en klaxonnant vigoureusement. C'était là le signal, apparemment ; surgirent alors du véhicule les bêtes à cornes, qui envahirent l'arène en vagues successives. Il y avait là, front baissé et cornes pointées vers le centre, tous les cocus de Paris au moins. Inutile de préciser que cela faisait un fameux nombre ; et la poignée de statues grecques qui tenait le haut du pavé en même temps que le centre de l'arène faisaient un peu moins les fiers... Finalement, je ne sais si l'un des cornus se reconnut co-propriétaire d'une dame avec l'un de ces hercules de foire ou si un coup de fourche bien placé aiguillonna l'action au moment propice, mais ce fut soudain la mêlée. Je ne vous raconterai pas la fin ; vous sortez peut-être de déjeuner, ou vous pouvez avoir l'âme un tantinet sensible. Sachez simplement que dans ce type de manifestation, le toréador a très rarement l'avantage ; ses exploits se déroulent généralement au lit ou dans tout autre endroit de convenance, chevauchant (je suppose, sans quoi il n'y aurait aucune justice) les épouses des maris changés en bêtes à corne, ces derniers laissant, en fin de compte, rarement de leurs victimes expiatoires de quoi remplir une assiette à l'auberge du coin. Certains racontent qu'on presserait les abats pour en tirer des boissons pétillantes, aussi énergisantes que controversées. Je n'ai pas poussé si loin mes investigations ; mais je m'en suis revenu pensif, et encore tout émoustillé du spectacle. Plus tard, dans le métro, je crois bien qu'une mère de famille entourée de mômes s'est avisée de me faire de l'œil. D'habitude, je suis relativement réactif à ce genre de jeu, je papillonne et je cligne comme un vrai lépidoptère. Cependant cette fois-ci, allez savoir pourquoi...j'ai fait comme si je n'avais rien vu.

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 13:36:15 dans Vogadoria... | Commentaires (5) |

Sweet [Leaves]... | 29 novembre 2007


     Hier, j'errais, mélancolique, contenant mal la chaleur qui s'échappait de moi par tous les moyens disponibles. Qui pouvait-elle me préférer ? J'aurais été bien en peine de le dire, tout absorbé par l'idée d'une tout perte, non moins douloureuse. Mes pieds remuaient les feuilles vaincues par l'arrivée d'un Automne qu'aucune frontière ne saurait contenir, un Othon mal déguisé qui promène son rasoir aiguisé sous les arbres devenus caduques. Tombent les feuilles comme tomberaient les têtes ; et les Hommes et le vent les rassemblent en tas de braises froides qui fument à l'aurore quand je passe auprès d'elles. J'ai senti la délicate odeur de thé qui s'en dégage, humé les parfums subtils des arômes macérés qui fermentent en secret des conspirations rampantes. Les voyez-vous ? Elles répandent leurs vapeurs de tilleul infusé, disséminant dans nos esprits la nuit calme d'un apaisement trompeur. Elles sussurent que la vie est douce et l'amande amère ; elles en oublieraient presque que leur mort est à l'origine de la complexation des poisons qu'elles nous inoculent. Et pourtant... Déjà le ver est dans le fruit ; et les corbeaux sont aux champs, non pour manger la graine mais pour semer celle de l'Hiver qui approche. Sombre barbare au manteau d'hermine dont la hache fera se fendre les troncs nus des arbres aux branches qui se dressent comme pour une dernière supplique, en vain ; sous ses coups même les jours raccourcissent et s'enfuient. J'ai entendu ce matin qu'après l'Othon toujours à l'Automne de sa vie, s'annonceraient les temps plus vieux de l'Hiver sans âge ; je ravale donc ma tristesse pour aller me terrer sous la couverture en attendant des jours meilleurs. Les spectres, dont ce sera bientôt la saison, ne pourront pas m'y atteindre ; mais vous, soyez vigilants ! Ils approchent... Tenez. Voici encore leur marque : là-bas. Un petit tas de feuilles...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:54:20 dans Vogadoria... | Commentaires (5) |

[Kick] Start My Heart... | 19 octobre 2007

Photo : Gat' & NNM...

Qui a dit que Blues rimait avec tristesse ? Moi, il colle à ma bonne humeur ; il rime encore avec ma peau quand je me réveille avec le sourire. Me donne envie de sortir dans le matin froid pour me battre en duel avec le soleil. De couronner la broussaille de mes cheveux d'une casquette en toile, pour faire le tour du Monde et Te donner la main...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:21:28 dans Vogadoria... | Commentaires (6) |

Steamboat Princess [Blues]... | 03 octobre 2007


Princesse debout sur le pont
Seule dans sa robe et ses pompons
Tu es née sous d'autres néons
Prétentieux ange de chiffons...
Tout de suite je t'ai reconnue
J'ai retrouvé mes heures perdues
Ces nuits que tu m'avais vendues
T'avais-je seulement déjà vue ?
J'ai senti, Princesse fumeuse
Le parfum de ta peau rugueuse
Depuis les rives de la Meuse
Serré les poings dans ma vareuse...
Ton sourire m'a toujours fait mal
Tes airs d'éthiopique infernale
Dieu me préserve de tes bals
Je laisse aux autres tes pétales...
Tes vêtements sont des mensonges
Qui n'existent que dans leurs songes
Je connais le mal qui te ronge
Je l'ai pris en jetant l'éponge
A présent je suis comme toi
Tes démons dévorent mon foie
Les autres, ils s'en mordront les doigts
Oh non, je ne leur dirai pas...
Les voir souffrir est bien plus drôle
Moi, j'ai déjà joué mon rôle
Je laisse donc, froid comme les pôles
Juste un baiser sur ton épaule...

Gatrasz.

 

Publié par Gatrasz à 17:48:09 dans Vogadoria... | Commentaires (3) |

[Starz In Your] Pages... | 01 juin 2007


Je l'ai dégotté sur le trottoir, dans une flaque d'eau ; je me suis cassé la figure de mon nuage en tombant dessus. Il pourissait dans le caniveau en plusieurs morceaux, si bien que j'ai cru qu'ils étaient plusieurs : c'est dire si ce bouquin était en piteux état ! L'eau s'échappait dans des hoquets ; alors je l'ai pris dans mes bras, délicatement, sous les yeux des passant(e)s (sauvages !), et je l'ai ramené chez moi.

Elles en avaient à raconter, ces pages
(certaines, troublante preuve d'amour, s'étaient collées pour affronter le destin ensemble), et leur histoire se lisait même sans connaître l'alphabet. Les blessures étaient palpables, et la pulpe des pages s'épanchait en hémorragie de mots. Ayant emprunté les doigts d'une Fée que je connais, je tissai donc une toile de soins autour de ce pulpeux petit corps fragile. Mes mains pressaient, caressaient, décollaient. (Massage cardiaque obligatoire) Je me faisais l'effet d'un chirurgien qui sépare des siamois ; lequel choisir, mon Dieu ? Et puis, 'm***' au Destin, vint le moment de les réunir, de les unir 2 par 2 et puis toutes ensemble (wouaaah...), ces pages rescapées. Avec amour, la 1 avec la 2, la 54 avec (ce qui restait de) la 55 (les mariages blancs n'en sont pas moins heureux, du moment qu'il y a la tendresse). Je tentai aussi quelques unions contre nature : cruel dilemme lorsque l'une d'elles est restée sur le billard... On a perdu la 192, comment le dire à la famille ? L'éplorée 191, et 193, soeur cadette de la victime, se consoleront dans les bras l'une de l'autre. J'en ai presque les larmes aux yeux...

A ce jour, le patient est en bonne voie de rétablissement
(pour une fois je suis fier de moi) ; à propos, j'ai oublié de vous dire, le petit nom de mon convalescent. Il s'appelle...Au Bonheur Des Dames. (Par ici mesdemoiselles ?) Bah oui, on ne se refait pas. Je dirais même que ça ne s'invente pas...

Gatrasz Forever !


Publié par Gatrasz à 13:13:22 dans Vogadoria... | Commentaires (6) |

1| 2| 3| 4| 5| 6| >>

Et sinon...

...bin l'écriture ça vous prend du temps ; et ça vous en prend encore, et puis non, ça ne s'arrête jamais...

Licence

Creative Commons License

Le contenu de ce blog est mis à disposition sous un contrat Creative Commons.

Navi [Gat'] Heur...

PLEURE PAS CAILLOU, JE T' AIME (MES 23 ANS AUSSI...)

Gatrasz@gmail.com(Mail / MSN)



Espèce de petit primitif urbain, qui traîne la nuit son désespoir dans vos parkings souterrains...

Mes autres pages :

A Polar Experience...
Infernales Autoroutes...



"If you're happy with nothing you'll be so very happy with me" - Ben Harper


La Twal' de mon Rhézo...

Some Cosmic [Candy] Talking...

Depuis le 07-09-2006 :
142861 visiteurs
Depuis le début du mois :
4166 visiteurs
Billets :
254 billets

Août

DiLuMaMeJeVeSa
     12
3456789
10111213141516
17181920212223
24252627282930
31      

Fotto Xposiçions...

  • RSS
  • RSS
  • Podcast
  • atom 03