Elle n'a plus d'âge, non, plus de raison Les souverains de Manille ont bu dans son giron Grisés aux baisers lourds de son parfum brûlant Leurs concubines éparses à portée de tourments... Nébuleuse horreur dont on ne se détache Elle rampera devant toi, sur moi Te fera connaître l'ailleurs et mon imperfection Ses arcanes enroulées sur ta crédulité Elle s'incruste en toi, te marque, te possède De sa langue de feu les mots sont vérités Son pouvoir de nuisance, potentiel de jouissance Est un monde qui te caresse et s'infiltre en moi Jusqu'à ce que tu l'acceptes. Détruis ton âme et sacrifie mon corps Aux plaisirs nerveux de ton cerveau perverti Par ses attentions viscérales et muettes Elle est puissante et gorgée de mes vices De la semence noire de tes usines Et je ne saurai jamais la détruire... Puisse-tu la vaincre, il sera toujours trop tard Ta faiblesse nous a déjà vaincu Le souffle frais de tes enfants serait ta rédemption Mais tu ne demanderas qu'une chose Eteindre en sa poitrine ta vie terne et cendreuse... Tu es trop lâche, humain, consume-toi Ton avenir n'est pas meilleur.