• Ton Fer Dans Mes Plaies...

    (Pour soigner ton anémie)

    Ce soir je viens à toi
    Je me laisse attirer par tes bras de soie
    Tes épines me happent et je veux m'y ancrer
    Sentir tes crocs sous la peau mouillée
    Qu'ils éclosent et me percent de part en part
    Que tu me cernes comme un rempart
    Dans les geôles de ta forteresse
    Maîtresse
    Je veux garder des hématomes
    Tous tes arômes...
    Que toujours mon corps se souvienne
    Que ma douleur te retienne
    Tous mes membres que tu détaches
    Et mes cheveux que tu arraches
    Ils sont à toi
    Sous les griffes que sont tes doigts
    Mon sang mêlé à ta sueur
    Je plongerai jusqu'à ton coeur
    Comme un sucre, en toi que je fonde
    Que nos miaulements se confondent
    Je ne rêve que de m'échapper
    Pour devenir ton prisonnier...


    Gatrasz.



  • Commentaires

    1
    Flo
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 10:28
    Comme sur un air
    de fétichisme, de possession jusqu'à l'extrême... Re-bises :)
    2
    une petite chose
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 10:32
    désir latant
    d'être le "sien", désir d'abandon devant Elle, désir de soumission, intenses mots que tu nous offres là! c'est beau
    3
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 11:20
    Salut Gat'
    "Tes épines me happent"... tu t'accroches aux branches de cet épinard ? :-) Tu seras bientôt fort comme Popeye !
    4
    Céleste
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 13:08
    ;-)
    Pffff, j'trouve pas d'adjectif... (c'est bon signe) ;-)
    5
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 14:14
    Passion
    dévorante et hard. Tes mots nous vrillent le corps.
    6
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 15:24
    B'jour à vous 5...
    ...@Flo : fétichisme, carrément ? Houlààà...;) @Petite Chose : oui, hé bien merci :) @French : comment ça "épinard" ?! Et le respect, hein ! Mais pour la suite tu as raison :D @Céleste : bin je suis flatté (je be trouve pas d'autre mot ;) @Epouvantail : bienvenue ici :)
    7
    Mercredi 14 Novembre 2007 à 23:45
    Possession
    L'être veut dominer ou bien est-il dominé par ses passions, ses chimères ? Un texte encore une fois fort iventif, en paradoxes de tendre attachement et de cruauté. Bises chez toi.
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