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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

Have Fun, Have Rock[s], Have Smoking Bedrocks !!! | 23 mai 2008

(Flyer croqué à l'arrache pendant une répète...)

Publié par Gatrasz à 15:35:28 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (8) |

La Mauvaise Heure... | 21 mai 2008

(12 Hrs ago...)

Hier soir, je suis sorti, à cette heure où la Lune défaille parce qu'elle commence à fatiguer, et où l'Aube rechigne à se lever matin. En fait, ça n'était plus vraiment le soir ; il devait être environ 4 heures. Ensuite, je sais, j'ai commis une erreur : j'ai volontairement quitté le goudron pour le petit chemin de terre. J'aurais dû le savoir pourtant ; sur ce sol sont gravés, du bout des doigts, tant d'incantations et de blasphèmes qu'en y marchant la nuit on croit sous nos pieds nus voir les pentagrammes et lire les malédictions muettes confiées là au passé et à la poussière. Je suis reparti emportant avec moi ces mots interdits, collés sous ma semelle ; j'ai aperçu les lumières du château, je les ai fui mais plus tard l'ombre a gagné mes peurs. Le froid est tombé, phénomène bien connu au Désert : ces étendues glacées qu'au jour le Soleil inonde et recuit. Je sentais les cristaux d'humidité nocturne s'accrocher à mes basques pour me ralentir ; et dans les ruelles obscures grondaient des bêtes étranges. J'étais observé par des créatures que je ne reconnaitrais pas, cachées comme elles étaient derrière les poubelles et dans les cages d'escalier ; mais cette Nuit-là n'était pas à moi. Des chauve-souris géantes voletaient autour de ma tête, j'entendais le battage haletant de leurs bras ailés craquer dans la pénombre comme les rafales d'une mitrailleuse d'éther. Tac-tac-tac-tac, et puis tac-tac-tac encore. Je devais être plutôt flou sur leur radar, incongru dans leur assomoir où la gent humaine est une proie ou, plus sûrement, n'est pas. J'ai donc tourné les talons sous le nez du crabe-guetteur, vissé à son tronc d'arbre comme un oeil caparaçoné ; et j'ai regagné mes pénates, le dos voûté, ma mission accomplie mais ma retraite infiniment plus compromise qu'avant. Je n'oublie pas qu'au retour, une haute silhouette s'est dessinée dans un coin pas très clair pour me regarder partir ; et sur des mots sans suite, comme un test de voix des micros de l'Enfer, il a déployé de vastes ailes grises. Et il s'est envolé, le bougre ; et dans l'air lourd et froid ça faisait : Flox, flox, flox...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 15:40:46 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (7) |

Le Bal Des Emplumés... | 14 janvier 2008

Photo : Le chapeau à plumes du Sergent Bobillot...

Je sortais, un peu fatigué, d'un de mes lieux de perdition préférés ; sous ma chapka je regardais le vent passer autour de l'extrémité de mes cheveux sombres (comme la nuit). Là, dans la vapeur qui s'envolait de mon café je vis tourbillonner les oiseaux, mes pieds fichés au sol sous mes chaussures-sac en plastique aux semelles cassées (même pas mouillé !)...

Ils écrivaient en boucle dans le ciel tout gris, les escadrilles se fondant l'une dans l'autre et les individus s'effleurant les plumes. Et puis, quand on était bien ivre et que les plus faibles observateurs dégobillaient dans les fourrés, une poignée de ces gros flemmards se posait dans un certain arbre
(toujours le même), lequel s'emplissait comme un panier de la ménagère à l'approche de Noël. C'est à dire que plus on en mettait, plus ça rentrait ; au bout d'une dizaine de minutes je craignis de voir les branches craquer sous le poids-plume comme les cintres dans une penderie trop chargée, le tronc nu comme le bâton d'un Esquimau qu'on a bien apprécié. Mais non ; et si vous aviez le malheur de détourner les yeux, dans un grand "flop" il en arrivait d'autres. Comme s'ils se décrochaient du manège. Vissé au goudron plutôt qu'à Gudrün, je ne perdais pas une miette de ce spectacle étrange ; quand ils me surveillaient je regardais leur reflet dans le capot des voitures garées là tout exprès. En un quart d'heure le cyprès piaillant plus que dix-mille poussins rageurs était plein comme un charter en direction du grand Sud (le Sénégal ou la Tunisie, le petit ne leur demande pas leur avis) ; tous les soirs à 17h35 il fait taire les locataires et le silence vient plomber tout ça. Je les observe depuis la cage réservée au(x) Gatrasz(s), dans le Quartier des Animaux Perdus...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:24:43 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (9) |

Brown Has Gone, Hello Yellow... | 07 décembre 2007

Yellow, my fellow,

that's the end ;
Brown has gone, Red is dead. Honestly, Green has been ; we don't have a clue about Blue. You know that Pink has cut the link... Orange is too strange, and Rose has lost her nose (so bad). Black won't be back, so White will give up the fight.

Black Francis changed
Grey into Ray (in 1996) ; and Gold...too old. Purple is still in the cradle, Crimson became Gibson and I don't give a damn about the guy called Lime. For me, Azure is not sure ; what can you see about Ivory ?

Your friend, Deep Blue C.


Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:33:35 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (4) |

Pas De Bol... | 07 novembre 2007

(merci à Frenchmat qui m'a donné l'idée de ce texte  :)

     Un matin, comme aurait dit Jimi Hendrix en son temps, me réveillant je me suis trouvé...affamé. Pas une petite dalle de rien du tout, non ; une vraie faim de loup (au moins !!) Après une toilette de chat, c'est à dire une bonne demi-heure à me frotter les yeux et me lécher les poils (bin oui, quoi ; vous faîtes comment, vous ?), je trottai allègrement vers la cuisine pour y prendre mon petit déjeûner. Et là... Pas de bol. Oui, vous avez bien lu : mon sacro-saint bol de lait manquait ! J'arrive à ouvrir la porte du frigo, sans me faire mal pour une fois ; et là, horreur ! C'était la fin des haricots pour la bouteille de lait... Sérieusement, comme je commençais à avoir les crocs, j'allai gratter à la porte de ma Maîtresse (logique ; vous me suivez ?). Pas de réponse ; il allait falloir employer les grands moyens. Avec une souplesse féline je me glissai dans la chambre, sans un bruit : puis je bondis sur le lit (d'habitude ça marche toujours).
 
Une plainte ensommeillée se fit entendre sous la couette ; pas de "Viens-là, mon gros..." ou de "Bonjour, mon mignon...". Alors je me souvins, la colère me hérissant tout à coup les moustaches : cette nuit, mon ange, ma petite déesse à mouaaah m'avait remplacé par...un Homme !! Je vous laisse deviner comme j'étais déprimé en quittant la pièce, la queue entre les jambes. Ni lait, ni câlins, ni caresses : bref, une vraie vie de chien, quoi (le comble pour un matou). Je le sentais, j'allais être d'une humeur de dogue toute la journée......

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 10:10:35 dans Psychedelic Breakfast... | Commentaires (8) |

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Et sinon...

...bin l'écriture ça vous prend du temps ; et ça vous en prend encore, et puis non, ça ne s'arrête jamais...

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