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Carnets de Gatrasz...

Primitif urbain [ tendance 'parfois désespéré' ] '' Stone Dead Tripper '' Scimmia...

The Awakening... | 17 septembre 2008


Quand je me réveille, le matin, j'ai besoin de câlins. C'est comme ça, un point c'est tout. Oh, pendant la nuit, je suis occupé avec mes rêves, et ça me prend pas mal d'énergie. Je cogite, je flippe ; je vous assure, je vis des histoires hallucinantes à rendre jaloux les amateurs de paradis artificiels. Et puis, soudain, le réveil sonne... Dans mon crâne ou sur la table de chevet, qu'est-ce que ça change, en tout cas j'ouvre les yeux et tout à coup, je me retrouve dans le monde réel. Comme ça, sans transition. Brutalement. Un peu comme si on allumait la lumière après une longue période d'obscurité ; sauf que ce ne sont plus seulement mes yeux qui souffrent, c'est toute la surface de ma peau, tout mon corps qui émerge d'un bain de rêve et se retrouve sevré. En manque. A cet instant, j'ai toujours l'impression que le monde est glacé, il me faut de la chaleur, il me faut quelqu'un à serrer contre moi pour me réchauffer. Me rassurer. Il me faut...TOI. Toi qui es toujours là quand j'ouvre les yeux, toi qui dors encore quand moi, je me remets à affronter la réalité. Toi qui partage mes rêves une fois réveillée ; j'ai besoin de te serrer, de t'embrasser, de partager un peu de tendresse. J'en ai autant à donner que j'en peux recevoir, plus peut-être, mais tu dors. Encore. Tes cheveux emmêlés dans les miens sur l'oreiller, les yeux clos et la bouche entrouverte... J'ai beau tenter, mes baisers n'ont aucun effet. Il ne se passe donc rien quand c'est le crapaud qui embrasse la princesse ? Même le réveil ne te réveille pas, c'est lui qui par dépit finit par s'éteindre tout seul. Moi, j'attends (un Gatrasz ne renonce jamais), je m'ennuie. Je bouge, je me retourne ; parfois, tu étends ton bras tout à coup sur moi, je sens tes doits engourdis chercher leur place au creux de mon épaule, ta tête venir se caler tout contre moi. Ton bras tout chaud sur ma poitrine ramène la vie dans mon cœur ; ça fait comme une grande cicatrice de feu en travers de mon corps glacé. Une ligne d'ambre chaud sur la neige engourdie. Ton souffle sur mon cou devient douce vapeur, tu deviens pendant ton sommeil le plus merveilleux des dragons... Je veux être ton chevalier, je ne boirai plus de Saint-Georges au dîner ; je voudrais être capable de t'ouvrir les yeux d'un baiser. D'un claquement de lèvres te ramener à la réalité, me réchauffer contre ton Cœur ; et te promettre de ne pas me rendormir...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 20:48:02 dans Carnets de Roots... | Commentaires (0) |

Around The World [Vacances]... | 15 juin 2007

(Texte et dessin de moi, à des époques bien différentes...) 

"Où vas-tu, fille d'aujourd'hui
Toi que le vent pousse vers le large
Où te réfugies-tu, dis
Lorsque survient l'orage ?"


Et voilà, ce qui devait arriver...est arrivé, avec la fin des exams me voilà libre comme l'air et le vent. Libre de courir et d'entreprendre...enfin, "libre", c'est un bien grand mot car j'ai déjà un emploi du temps de ministre qui court jusqu'au 28 août. Avec des trous de quelques jours, de place en place, de lieu en lieu. Et je n'aurai plus trop l'occasion de publier ici ; pour autant je tâche de rester productif, mes niouzes de tous les jours, mes idées, mes posts...et mes photos de vacances (!!) seront à chercher... ici.

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 15:28:34 dans Carnets de Roots... | Commentaires (6) |

Les 7 Piliers De [Ta] Sagesse... | 13 juin 2007


(Dans la série "Vos péchés nous intéressent", Inno me passe le bébé...et moi, je fais quoi ? Bin je lui raconte une histoire, au mouflet. Asseyez-vous donc tous en cercle autour du feu ; ceux qui savent jouer de la guitare ou du saxophone, surtout ne vous gênez pas...)

J'étais un soir dans le désert, je marchais, paumé comme à mon habitude, quand tout à coup...j'aperçus à l'horizon une colline. Des rochers, de l'eau sans doute... Je pris mes jambes à mon cou pour m'en rapprocher. En arrivant, cependant, je vis que l'endroit n'était pas si désert que ça : devant moi se dressait, sculpté dans le grès des falaises, un temple. Monumental. Une vaste porte s'ouvrait, béante, sur le sanctuaire. Impressionné mais dévoré par la curiosité (et la soif), j'entrai ; non sans avoir au préalable ôté mes chaussures (respectueux, hein) et nettoyé mes petits pieds avec ce qui me restait d'eau (tiède) : je ne tiens pas à me voir traiter d"être impur" par un fanatique religieux, armé d'une kalachnikov ou même d'une lance très très pointue.

Le Saint des Saints était une grande salle carrée, couronnée par une voûte immense que soutenaient 14 piliers. 7 à gauche, 7 à droite... Au milieu, dans une sorte de piscine vide, une statue colossale représentait en 14 avatars un genre de Penseur de Rodin : 14 fronts pensifs appuyés sur autant de bras supportés par 14 genoux de pierre polie. Devant chacun d'eux, une rigole descendait d'un petit bassin entourant le pilier qui lui faisait face. J'allai d'abord à la rangée de gauche, intitulée : Sagesse. Chacun portait gravé un nom, toujours différent et rendus illisible par le temps. Comme, en plus, les bassins à leur pied étaient vides, je me dirigeai vers l'autre rangée de piliers, intitulée : Péchés...

Le premier indiquait :
PARESSE. J'y trempai mes mains pour me rafraîchir, mais pas plus. Quand un truc m'intéresse, ou qu'il y a des choses à découvrir, j'ai même pas envie de faire mon flemmard...

Le second portait :
ORGUEIL. Il me semble avoir déjà bu cette eau-là, il y a longtemps. Mais elle fait souvent plus de mal que de bien alors je préfère ne pas y toucher.

Sur le troisième pilier,
AVARICE. Ça tombe mal, dans la vie je ne veux surtout pas être riche. Et plutôt que de l'argent, je préfère le paiement en nature, c'est beaucoup plus amusant et ça permet de partager en même temps.

Le quatrième disait :
ENVIE. Mon coeur se serra un peu en pensant au mignon petit coeur qui ne battait pas près du mien. Et puis je me persuadai que j'avais surtout envie...de connaître la suite. Je continuai.

Sur le cinquième on pouvait lire :
COLÈRE. Mais j'y ai toujours résisté, y'a pas d'raison que je m'y mette maintenant.

Le sixième pilier clamait :
GOURMANDISE. Enfin, c'est ce que j'ai compris car il parlait la bouche pleine ; le bassin était plein d'une eau sucrée, fruitée, on voyait même de vrais morceaux de goyave et de mangue dedans. Alors là, impossible de résister (j'avoue !), j'ai craqué. J'ai bu quelques gorgées (pas plus) et puis...j'en ai rempli deux bouteilles (bin oui, pour la route ; mais je partagerai, promis).

Le septième et dernier annonçait :
LUXURE. Il y avait là un très grand bassin, j'avais vachement envie de m'y baigner. L'eau était à une température très agréable, et puis personne ne me regardait. La seule chose qui m'embêtait un peu, c'est que j'étais tout seul (je lorgnai aussitôt, inconsciemment, vers le bassin de l'Envie...).

J'allais donc me faire couler un bain de
LUXURE, parfumé à la GOURMANDISE avec une pointe d'ENVIE (bah oui, étant tout seul là-bas, je n'avais pas de DÉSIR à ma disposition, snif) lorsque, soudain...

J'entendis des voix
(pas celle de Dieu, hein, de vraies voix) qui se rapprochaient. Et je vis entrer, par la porte où j'étais arrivé, deux petits groupes. D'un côté, 7 vieillards à barbe blanche ; chacun prit place à côté d'un pilier de SAGESSE. De l'autre, 7 jeunes prêtresses qui s'attribuèrent chacune un péché, assises avec nonchalance sur le rebord des bassins...

Bon, bin voilà, c'est assez pour aujourd'hui. Je vous dirai la suite une autre fois ; en attendant, pour garder chaude l'eau du bain, je passe le bébé à...euh... Céleste ? Ittou ? Lulu ? Allez, n'ayez pas peur, entrez dans le cercle de lumière...et ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain, hein !

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 15:00:04 dans Carnets de Roots... | Commentaires (17) |

Le Chat... | 17 avril 2007

(Dessin beaucoup plus à sa place içi que précédemment)

Hier soir, lassé d'écouter les démons danser en agitant des épis de maïs (ou de blé, c'est selon) et chantant "Got The Life", je suis sorti pour observer le chant d'amour des grenouilles.

Après une longue errance mystique, je pensai tout à coup à ces deux écureuils qui jouaient à chat ; puis de fil en aiguille
(comme un félin dans un jeu de quilles) à mon ami le chat désarticulé. Ce petit être traumatisé par une histoire que je ne connais pas mais qui, sur lui, avait laissé des traces... Un chat tellement broyé par l'existence qu'il ne savait plus que me suivre à distance en poussant des hurlements déchirants. J'aurais tellement voulu lui montrer qu'il pouvait avoir confiance... Finalement, il s'était décidé à m'approcher ; mais il avait des yeux fous, des yeux écarquillés par la détresse et le manque d'amour. Et dans sa hâte à venir se frotter contre mes mollets, il me donnait de grands coups d'épaule avant de s'enfuir à toutes pattes. Puis il recommençait, encore et sans cesse. Il revenait voler un peu de chaleur et de tendresse, incapable de croire que je pouvais la lui offrir de bon coeur. Et il se faisait mal, pour être bien sûr de ne pas rêver. Dieux, ce que ce chat avait dû souffrir pour en arriver là...

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 11:12:52 dans Carnets de Roots... | Commentaires (22) |

Le Jour Où Mon Coeur S'est Réveillé... | 29 mars 2007

 
       C'est une histoire qui remonte à quelques années maintenant. Enfin presque, j'avais 19 ans. Je passais l'été avec de nouveaux amis (pas difficile, auparavant je n'en avais pas). Des gens extra qui partageaient les mêmes intérêts que moi ; entre eux je ne faisais pas de différence, émoustillé que j'étais par ce sentiment nouveau de s'attacher à d'autres êtres humains qui vous manifestent de l'intérêt comme si vous étiez "normal" (alors que vous êtes un affreux extra-terrestre, vous le savez pertinemment).     
 
     Elle, c'était une fille timide et distante, avec qui pourtant je parlais souvent ; tout le monde me disait "Hou, vous allez finir ensemble...", mais sûr de moi je répondais "Pfff, n'importe quoi..." (oui, à dix-neuf ans on peut être encore très bête). Et puis, avec le temps, j'ai gardé son adresse parmi mes contacts, je l'ai appelée, je lui ai écrit. Au début je pensais que c'était juste un genre d'échanges de bon procédés, histoire de se dire "tu sais, moi aussi j'en suis passé par là" et autres "mais non, tu es parfaitement normal(e) ; la preuve, on est pareils" ; et en fin de compte j'ai commencé à réaliser qu'il se passait quelque chose de pas normal. Les plaques de blindages invincibles dont j'avais jusque-là ceinturé mon coeur (je vous dirai pourquoi une autre fois) se dessoudaient, les boulons prenaient du jeu. Le coeur se jetait contre les parois, et cela faisait : "Boom boom, Boom boom..."      
 
     Non, bande de pervers, nous ne sommes pas sortis ensemble à la fin (de toute façon, ça ne vous regarde pas) ; mais elle est devenue pour moi une personne très chère, et j'espère ne jamais la perdre, de quelle façon que ce soit. Depuis, mon petit coeur est libre de ses contraintes intérieures et de mes interdits moraux d'un autre temps ; et il tend les bras aux passants. Artiste de rue, j'exécute mon petit numéro sans attendre d'applaudissements, j'espère juste qu'un jour quelqu'un s'arrêtera pour me regarder. Quelqu'un qui ne verra pas mes simagrées comme une pantomime infernale et stupide, quelqu'un que mes gestes feront sourire. Et si cette personne-là vient me proposer un spectacle en co-production, je suis prêt déjà à partager les droits. Le principal, c'est qu'on me laisse jouer ma vie sur les planches ; voire même un peu plus, pourquoi pas, si c'est gentiment proposé...
 

Gatrasz.

Publié par Gatrasz à 10:11:26 dans Carnets de Roots... | Commentaires (15) |

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Et sinon...

...bin l'écriture ça vous prend du temps ; et ça vous en prend encore, et puis non, ça ne s'arrête jamais...

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