Around The World [Vacances]... | 15 juin 2007
(Texte et dessin de moi, à des époques bien différentes...)
"Où vas-tu, fille d'aujourd'hui
Toi que le vent pousse vers le large
Où te réfugies-tu, dis
Lorsque survient l'orage ?" Et voilà , ce qui devait arriver...est arrivé, avec la fin des exams me voilà libre comme l'air et le vent. Libre de courir et d'entreprendre...enfin, "libre
", c'est un bien grand mot car j'ai déjà un emploi du temps de ministre qui court jusqu'au 28 août. Avec des trous de quelques jours, de place en place, de lieu en lieu. Et je n'aurai plus trop l'occasion de publier ici ; pour autant je tâche de rester productif, mes niouzes de tous les jours, mes idées, mes posts...et mes photos de vacances (!!) seront à chercher... ici.
Gatrasz.
Publié par Gatrasz à 15:28:34 dans Carnets de Roots...
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Permaliens
Une Plongée Dans Le Monde Du Silence... | 14 juin 2007
J'entrai dans la petite pièce lumineuse, à l'accès défendu par un tissu qu'on détachait pour signaler que la chambre était prise. Un portemanteau trônait près de la porte, j'y accrochai ma veste. Puis je me retournai ; alors je la vis.
Nonchalamment allongée sur des coussins, avec la lumière du dehors qui plongeait sur sa poitrine et son ventre pour venir mourir sur ses cuisses. Complètement nue, à l'exception d'un bandeau pourpre qui maintenait en arrière sa chevelure abondante, la nuque redressée, elle me dévisageait. Fière, provocante, muette. Elle avait les hanches larges, le corps d'une Odalisque, et les replis de sa chair dessinaient de multiples zones d'ombre qui soulignaient ses formes et accentuaient ses mystères. Calme et silencieuse, elle attendait. Derrière elle, une paroi de croisillons s'élevait, laissant deviner la pénombre de la chambre voisine et les mouvements de deux corps liés dans une étreinte passionnée. On pouvait saisir leurs respirations essoufflées, les discrets gémissements qui ponctuaient leurs ébats... Lentement, je m'accoutumai à l'ambiance ; puis mes yeux se détachèrent de la cloison ajourée pour revenir sur Elle. Impassible, un léger sourire à peine dessiné sur ses traits, comme pour me dire : "Hé bien, qu'attends-tu ? Oseras-tu ?
". En guise de réponse, j'ôtai mes vêtements un à un, et m'avançai vers elle. Je m'arrêtai à un pas seulement du lit, à la naissance du faisceau de lumière de la fenêtre qui s'étendait à présent d'elle à moi, caressant nos deux corps d'un doigt chaud et révélateur. Elle regarda tout d'abord mon désir prendre forme peu à peu sous ce nouvel éclairage ; puis ses yeux remontèrent vers les miens, comme une invitation toujours muette à la rejoindre enfin. De l'autre côté des croisillons provenaient, à peine étouffés, les râles de plaisir de nos prédécesseurs...
Gatrasz.
Publié par Gatrasz à 11:25:54 dans Filth and Creations...
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Permaliens
Les 7 Piliers De [Ta] Sagesse... | 13 juin 2007
(Dans la série "Vos péchés nous intéressent", Inno me passe le bébé...et moi, je fais quoi ? Bin je lui raconte une histoire, au mouflet. Asseyez-vous donc tous en cercle autour du feu ; ceux qui savent jouer de la guitare ou du saxophone, surtout ne vous gênez pas...)
J'étais un soir dans le désert, je marchais, paumé comme à mon habitude, quand tout à coup...j'aperçus à l'horizon une colline. Des rochers, de l'eau sans doute... Je pris mes jambes à mon cou pour m'en rapprocher. En arrivant, cependant, je vis que l'endroit n'était pas si désert que ça : devant moi se dressait, sculpté dans le grès des falaises, un temple. Monumental. Une vaste porte s'ouvrait, béante, sur le sanctuaire. Impressionné mais dévoré par la curiosité (et la soif), j'entrai ; non sans avoir au préalable ôté mes chaussures (respectueux, hein) et nettoyé mes petits pieds avec ce qui me restait d'eau (tiède) : je ne tiens pas à me voir traiter d"être impur"
par un fanatique religieux, armé d'une kalachnikov ou même d'une lance très très pointue.
Le Saint des Saints était une grande salle carrée, couronnée par une voûte immense que soutenaient 14 piliers. 7 à gauche, 7 à droite... Au milieu, dans une sorte de piscine vide, une statue colossale représentait en 14 avatars un genre de Penseur de Rodin : 14 fronts pensifs appuyés sur autant de bras supportés par 14 genoux de pierre polie. Devant chacun d'eux, une rigole descendait d'un petit bassin entourant le pilier qui lui faisait face. J'allai d'abord à la rangée de gauche, intitulée : Sagesse. Chacun portait gravé un nom, toujours différent et rendus illisible par le temps. Comme, en plus, les bassins à leur pied étaient vides, je me dirigeai vers l'autre rangée de piliers, intitulée : Péchés...
Le premier indiquait : PARESSE
. J'y trempai mes mains pour me rafraîchir, mais pas plus. Quand un truc m'intéresse, ou qu'il y a des choses à découvrir, j'ai même pas envie de faire mon flemmard...
Le second portait : ORGUEIL
. Il me semble avoir déjà bu cette eau-là , il y a longtemps. Mais elle fait souvent plus de mal que de bien alors je préfère ne pas y toucher.
Sur le troisième pilier, AVARICE
. Ça tombe mal, dans la vie je ne veux surtout pas être riche. Et plutôt que de l'argent, je préfère le paiement en nature, c'est beaucoup plus amusant et ça permet de partager en même temps.
Le quatrième disait : ENVIE
. Mon coeur se serra un peu en pensant au mignon petit coeur qui ne battait pas près du mien. Et puis je me persuadai que j'avais surtout envie...de connaître la suite. Je continuai.
Sur le cinquième on pouvait lire : COLÈRE
. Mais j'y ai toujours résisté, y'a pas d'raison que je m'y mette maintenant.
Le sixième pilier clamait : GOURMANDISE
. Enfin, c'est ce que j'ai compris car il parlait la bouche pleine ; le bassin était plein d'une eau sucrée, fruitée, on voyait même de vrais morceaux de goyave et de mangue dedans. Alors là , impossible de résister (j'avoue !), j'ai craqué. J'ai bu quelques gorgées (pas plus) et puis...j'en ai rempli deux bouteilles (bin oui, pour la route ; mais je partagerai, promis).
Le septième et dernier annonçait : LUXURE
. Il y avait là un très grand bassin, j'avais vachement envie de m'y baigner. L'eau était à une température très agréable, et puis personne ne me regardait. La seule chose qui m'embêtait un peu, c'est que j'étais tout seul (je lorgnai aussitôt, inconsciemment, vers le bassin de l'Envie...).
J'allais donc me faire couler un bain de LUXURE
, parfumé à la GOURMANDISE
avec une pointe d'ENVIE
(bah oui, étant tout seul là -bas, je n'avais pas de DÉSIR à ma disposition, snif) lorsque, soudain...
J'entendis des voix (pas celle de Dieu, hein, de vraies voix) qui se rapprochaient. Et je vis entrer, par la porte où j'étais arrivé, deux petits groupes. D'un côté, 7 vieillards à barbe blanche ; chacun prit place à côté d'un pilier de SAGESSE. De l'autre, 7 jeunes prêtresses qui s'attribuèrent chacune un péché, assises avec nonchalance sur le rebord des bassins...
Bon, bin voilà , c'est assez pour aujourd'hui. Je vous dirai la suite une autre fois ; en attendant, pour garder chaude l'eau du bain, je passe le bébé à ...euh... Céleste ? Ittou ? Lulu ? Allez, n'ayez pas peur, entrez dans le cercle de lumière...et ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain, hein !Gatrasz.
Publié par Gatrasz à 15:00:04 dans Carnets de Roots...
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Permaliens
Ton Ame Par Diffusion Capillaire... | 12 juin 2007
J'aime frôler le coeur de la ville
Me faufiler dans ses échafaudages-atelles
Explorer ses entrailles ouvertes aux ouvriers
Crevettes agiles qui curent son impotence
Soignent sa puissance
Moi je perçois ses petites horreurs intimes
J'y mets les doigts
Je me brûle à ses rouages comme à tes seins
Collé par un même désir du contact
Une même ivresse de transfert...
Je suis un transformateur
Mes bras mangés par des engrenages chauffés à blanc
Cautérisants
Douleur-plaisir qui rayonne et me monte à la tête
Moignon-charbon pour peindre sur sa peau domptée, maternelle
Avec l'écume de mes cendres
Je ne fais pas mieux sur tes hanches
Le même graffiti rouge-sang
Qui s'étiole
J'aimerais bien savoir qui, de la ville ou de toi
Conservera le plus longtemps, en tatouage
Le souvenir de mes passagesGatrasz.
Publié par Gatrasz à 11:36:32 dans Trash and Chemical Kisses...
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Permaliens
Co-Men(ta)teurs