• Le Jubilé Des Dealers...



    C'était le week-end dernier, je n'avais pas remarqué la publicité - plutôt discrète en fait, il valait mieux être un initié. Et puis en allant faire mes courses, j'ai entendu une sorte de vrombissement d'avion de chasse... et aussitôt manqué d'être renversé par une Ferrarri. Ouaip'. Mon nouveau quartier, pourtant, ce n'est pas le genre d'endroit où ce type de véhicule squatte le macadam impunément ; si on en voit c'est soit que le type s'est perdu, et alors il ne sait pas encore ce qui l'attend, soit qu'il s'est déjà fait tirer sa bagnole. Dans tous les cas, elle ne restera pas longtemps intacte par ici, c'est sûr... Je me suis dit : « Tiens, c'est marrant ça, pour écraser un Gat' on peut utiliser une Ferrarri comme presse-purée ». Et puis je suis entré dans la supérette, en me demandant si ça ferait plus classe de mettre du beurre plutôt que de la margarine dans mes pâtes. (Douteux) En ramenant mon butin à l'appart' - hum, faire les courses pour deux, c'est vachement plus lourd, dis - j'ai à nouveau manqué de me changer en crêpe de luxe. Pour le coup, ça n'était pas normal : c'était encore une Ferrarri, mais ce n'était même pas la même ! Bondissant en arrière pour sauver au moins mes oeufs, je me suis heurté à une pancarte disant : 6 et 7 septembre, Jubilé Du Deal au Parc des Expositions. Ah, tiens...

    En fait, c'était vachement cool comme truc ; un peu '
    étalage de matériel pour nouveaux riches qui se la pètent', un peu réunion de famille à l'italienne. Des chapiteaux abritaient qui des motos japonaises flamboyantes, qui des voitures de sport rouge vif - vous savez, larges comme un semi-remorque, hautes comme une tondeuse à gazon et chères comme une villa sur la Côte-d'Azur -, qui une mamma en Ray-Ban faisant chauffer la bolognaise dans une grosse marmite. Quoique, les temps changent, après tout, c'était peut-être un couscous géant... Pendant ce temps, des petits vieux en chemise rayée et lunettes (aussi) discutaient le coup sous des parasols bigarés, autour de petites tables et de glacières bien garnies. Les jeunes étaient attroupés soit autour de leurs voitures pimpantes, soit près du stand où Damien-Saïd, le petit-neuveu de Tonton Marcello, reprenait avec son groupe - The Dark Flying Spaghettis - le générique du Parrain . Pour tout dire, une version au violon électrique pas tellement digeste... Moi, avec mon air de gosse de -pas- riche, je faisais un peu tache ; et puis j'avais oublié mes lunettes fumées, alors avec tous ces reflets de carrosserie je n'y voyais plus très bien au bout d'un moment. J'aurais bien balancé : « Le luxe, ça me dégoûte ! » avant de me barrer, mais quelque chose me dit que ça ne serait pas bien passé... Après tout, j'ai besoin de conserver ma gorge pour avaler les macaronis et les boulettes de viande; alors j'ai fait comme je fais toujours dans ces cas-là : je ferme ma grande gueule et je rase les murs. Gratis.

    Gatrasz.


  • Commentaires

    1
    Mardi 9 Septembre 2008 à 18:31
    c'est rigolo
    Chez moi, y avait la même chose Dimanche! Des ferrarri qui faisaient crisser leurs pneus aux prix de ma ford fiesta! Y avait aussi des vieilles bagnoles. Et oui, on n'est pas du même bord, se dit-on, quand on les voit passer ses lunetteux fuméseux! Salut l'artiste!
    2
    ToulouzGat'
    Mardi 9 Septembre 2008 à 18:50
    Hey Wolfy...
    ...'lut à toi aussi, l'artiste :) Ah, c'était sans doute les mêmes ?!
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